01L'auteur
Écrire à voix basse, jusqu'à ce qu'on tende l'oreille.
Tim Cobs écrit à Aix-en-Provence, le soir, après une journée de travail qui n'a rien à voir avec les livres. Il a passé des années dans des bureaux où l'on écoute les réunions pour ce qu'elles ne disent pas, et il s'en sert encore.
Ses romans suivent un enquêteur sans plaque, une famille qui ne se parle plus et des entreprises qui gardent leurs archives sous clé. Ce qui l'intéresse, c'est moins de savoir qui a fait quoi que de voir ce que la vérité coûte à celui qui la cherche, et à ceux qu'il oblige à s'en souvenir.
Une manière d'écrire
Pas de plan en amont, sinon un carnet. Des lieux, des phrases entendues, des bribes de presse locale, des photos floues. L'Ombre d'Helixa poussé pendant deux ans dans la marge avant de tenir debout. Tim Cobs croit qu'un polar est d'abord une voix qui apprend ce qu'elle ne voulait pas savoir.
« Il ne finit pas. Owen raccrocha le premier, pour lui laisser au moins le silence. »L'Ombre d'Helix, chapitre 1
Lectures fondatrices
Le Carré pour ce que les gens ne se disent pas, Manchette pour la sécheresse, Modiano pour la mémoire qui flanche, Carrère pour le doute. Izzo pour Marseille. Et beaucoup de chroniques judiciaires, de comptes rendus d'audience, d'archives locales, où l'on trouve souvent plus de vérité que dans un thriller.